Parade de voiliers

Plus de 40 grands voiliers venus à Québec il y a quelques jours pour souligner le 150e anniversaire du Canada nous ont offert un incroyable défilé ce dimanche. Levés à 5h00 du matin pour être aux premières loges, on en a eu plein les mirettes!

On les a vu  sortir un par un du port, aller faire des ronds dans l’eau à l’ouest de la ville, avant les ponts. Et à 8 heures pétantes, les 40 voiliers sont passés devant nous en file indienne, pour un spectacle d’une heure et demi environ de toute beauté.

Le fleuve était couvert d’embarcations, les sirènes et coups de canon ont résonné sans cesse. Sur certains, toutes voiles dehors, les hommes étaient dans les haubans.

Aucun temps mort, ciel radieux, une place de choix sur le quai de Lévis face à la belle ville de Québec : que de demander plus ! (sinon de partir sur l’un d’entre eux, direction Halifax, puis la France).

Graduation!

La cérémonie de graduation est un incontournable de la fin de secondaire.

Sous le regard ému des parents, dans une salle bondée, chaque élève est appelé à monter sur la scène de l’auditorium. Pendant qu’il arrive, deux représentants de la classe lisent à tour de rôle un petit texte écrit par un camarade de classe.

Tandis que l’étudiant sert la main du directeur, reçoit son diplôme des main du professeur titulaire et se fait prendre en photo, puis monte sur une estrade, un autre monte à son tour recevoir son diplôme. Sur l’écran, deux photos: celle de l’étudiant à son entrée au secondaire, et une prise récemment – autant dire que certains provoquent commentaires et éclats de rire.

Tous, filles et garçons, ont revêtu une toge noire (prêtée par le collège) et un mortier, espèce de petit chapeau carré noir qu’on connait au travers des séries américaines.

Une fois une classe entière montée sur scène et installée sur l’estrade, clic-clac une photo de classe, puis le directeur lance un rapide décompte – trois, deux un. Et chacun de lancer son mortier dans les airs sous les applaudissements des parents.

Cinq classes de 30 à 35 élèves défilent ainsi tour à tour. Des prix sont remis – prix d’excellence, prix du mérite scolaire, prix de la persévérance. Les professeurs titulaires font un petit discours souvent bien tourné sur leur classe.

La soirée est longue, mais c’est dynamique, émouvant, chaleureux, et très valorisant.

Décompte

Fin des cours pour les filles dans quelques jours. L’occasion pour moi de souligner une tradition sympathique de leur établissement en fin de secondaire : 15-20 minutes avant la dernière cloche qui marquera officiellement la fin de leurs cours de secondaire, tous les élèves de secondaire 5 se rejoignent dans le hall principal.

Et quelques secondes avant la cloche, entonnent en cœur un vibrant décompte, avec plus d’émotion que la plupart auraient imaginé.

 

Via Ferrata – Vallée Bras du Nord

Les Vias Ferrata ont fleuri au Québec ces dernières années, comme partout ailleurs. Il s’agit d’itinéraires sur parois rocheuses, équipés d’éléments métalliques pour assurer la progression en toute sécurité des personnes qui l’empruntent.

On s’est lancé sur celle que propose le superbe parc de Vallée Bras du Nord depuis 2014. Il fait beau, bon mais pas trop chaud, les moustiques et autres bestioles qui volent et qui piquent ne se sont pas encore multipliés – ce n’est qu’une question de jours. Une journée idéale.

Après une quinzaine de minutes de formation sur la sécurité, et autant de temps à mettre casque et harnais, nous voilà partis sur la paroi rocheuse qui surplombe le centre d’accueil de Shannahan, accompagnés d’une guide tout ce qui a de plus sympathique, et de quatre autres participants.

Un câble d’acier court sur la paroi, tantôt à l’horizontal, tantôt en vertical, permettant d’accrocher ses mousquetons tout en crapahutant sur la falaise. La progression est relativement facile, à mi chemin entre rando et escalade. La nature a bien fait les choses, avec des trottoirs naturels et de belles prises; et les organisateurs ont complété le dispositif si besoin en créant des petites prises par ci par là aux endroits plus compliqués pour des non-initiés.

N’empêche, il faut tout de même y mettre un peu de sien, les positions ne sont pas toujours des plus naturelles (ni très gracieuses!). La vue est exceptionnelle, mais gare à ceux qui ont le vertige (personne dans le groupe de 7 personnes ce matin-là).

Autant vous dire qu’on n’a pas eu de mal à convaincre la troupe de se lever tôt pour faire cette randonnée un peu spéciale, et qu’on aurait pu la refaire une deuxième fois dans la foulée sans problème (elle fait 700 m de long, on l’a fait en une heure et demi du fait de la taille du groupe, et de la volonté de profiter pleinement de chaque instant).

Pour clôturer la Via Ferrata (45$ par adulte), descente en rappel (qu’on n’a pas fait, trop cher à notre goût -21$ pour un adulte), ici un membre du groupe. Nous, on est descendu par un sentier rocailleux dans la forêt.

Et une tyrolienne (qu’on aurait pu ne pas faire, pas exceptionnelle – 19$), mais qui clôt agréablement la matinée.Certaines Via Ferratas des environs présentent des difficultés plus importantes, selon la guide – on est prêt pour les tester, vote unanime!

 

Les pieds dans le sable à Cape Cod – Massachussets

Alors que la pluie ne cesse de tomber en ce début de mois mai, on se souvient avec plaisir de notre petite escapade à Cape Cod il y a quelques jours…

Bon, on a rien sans rien, et il nous a fallu faire des kilomètres depuis Lévis avant de pouvoir déambuler sur les pages qui bordent cette langue de sable si caractéristique (65 km de long, 500 m de littoral, 115 plages répertoriées).

Très prisée des Bostoniens, la péninsule regroupe mine de rien plus 200.000 habitants, des centaines de résidences secondaires, et des milliers de touristes qui déferlent en été. Mais pas de folie immobilière ici. Le bon goût prévaut généralement, couplé avec une stricte réglementation tant architecturale que environnementale.

Plus encore que le charme coquet des résidences souvent cossues recouvertes de bardeaux de bois, apprécié alors qu’on roule tranquillement à 50 à l’heure, c’est le bonheur tout simple de marcher les pieds nus dans le sable sur de longues plages désertes qui nous enchante véritablement.

En ce tout début de printemps, les amoureux du grand air de notre espèce sont comblés.

 

Bol d’air à Plymouth – Massachusetts

Ah! Pâques et ses quatre jours de vacances, un plaisir rare qui mérite qu’on profite pleinement du printemps … déjà bien installé sur la côte du Massachusetts, plus au sud.

On a donc profité du long week-end pascal pour recharger nos batteries à rejoignant d’abord Plymouth, la ville berceau du peuple américain.

Pour faire court mais cultivé, le Mayflower y débarqua en 1620 ses (presque) premiers colons, dont les fameux pères pèlerins, des hommes très pieux fuyant l’Angleterre devenue anglicane pour pratiquer leur religion. Confronté à la faim, au froid, aux maladies, ils s’en sortirent grâce au Amérindiens venus leur prêter main forte, qu’ils remercièrent l’année suivante lors de la première récolte en partageant avec eux un repas composé notamment de dindes sauvages (le fameux Thanksgiving était né); avant se retourner contre eux quelques années plus tard…

Bref, Plymouth est un lieu archi super important dans les livres scolaires américains et plus globalement  la culture américaine, et reçoit chaque année de nombreux visiteurs. À cette période de l’année, elle est encore une petite ville tranquille de 50 000 habitants, qui se refait une beauté avant la saison.

Si on résume, on n’a pas vu le fameux Plymouth Rock gravé de la date 1620 où le premier colon posa le pied à la sortie de navire – inapprochable, à cause d’un chantier routier. On n’a pas vu non plus la réplique du Mayflower, habituellement amarrée au port – en rénovation pour être impeccable pour les fêtes du 400ème anniversaire à venir. Et on a boudé la plantation avec ses interprètes en costumes.

Par contre, on a bien profité du bord de mer, des petites rues, du port, de ses petits restaus et même de ses marais salants (et on vu des baleines, mais ça, va falloir nous croire parce sur les photos, elles auraient été vraiment trop petites).

Y a pas à dire, un bord de mer, ça revigore.

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Au printemps, on se sucre le bec

En bon Québécois, que fait-on chaque printemps avant de se mettre à penser à faire un petit régime pour rentrer dans son maillot de bain? On se bourre la panse dans une cabane à sucre, pardi!

Cette année, notre sortie ‘cabane à sucre avec les collègues’ avait lieu dans une grosse cabane commerciale, au Lac Beauport. 320 places, beaucoup d’installations, un énorme parking, des tours de poneys pour les enfants, une mini ferme, un musée, le truc rodé quoi.

Mais un service impeccable, et des plats très bons pour qui ne craint pas le sucre et le gras dans une ambiance ‘ridogon’ (chants traditionnels) – le principe même d’une telle sortie.

Le menu fut typique (tout est à volonté):

Une soupe aux pois

Suivie de saucisses cuites dans le sirop d’érable, d’œufs nappés de sirop d’érable, de haricots (des « bin » – ne pas dire beans à l’anglaise, malheureux) au sirop d’érable.

Et aussi une tourte à la viande, des patates sautées … et du jambon nappé de sirop d’érable! Bref, du lourd.

Et pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux, les oreilles de crisse s’imposent ; du gras frit, qui dit mieux en termes de calories?

Bon, comme on n’avait pas mangé assez de sucre, on a fini par des crêpes nappées de sirop d’érable, et une tarte au sucre d’érable.

Et comme on était dans une érablière où le sirop coule goutte à goutte de 10.000 érables, on s’est avalé quelques tires d’érable au soleil.

Bref, on a mangé comme des gorets. Reste plus qu’à se mettre au régime jusqu’à l’été.

Show au collège!

Chaque année à même époque, des jeunes plein de talents présentent leur show de variété dans l’amphithéâtre du collège : danse, chant, batterie, piano, ukulélé? Tu as un talent et pas peur de monter sur scène? Just go!

Les collégiens prennent en charge aussi les décors, l’animation, la vente des billets, tout, quoi – avec l’appui bienveillant du collège.

Une initiative vraiment sympa pour les uns (belle soirée à pas chère – 8$), valorisante et enrichissante pour les autres. Copiez-ça, collèges et lycées de France et d’ailleurs!

La chaude ambiance est notamment assurée par toute une bande de « finissants » parés de toges noires: en plus d’encourager les plus jeunes et amis artistes, ils clôturent le spectacle avec une joyeuse chorale où ils chantent des extraits des chansons qui ont marqué leur années de secondaire, ou encore évoquant leur départ prochain vers d’autres aventures scolaires et personnelles.

La fin du secondaire, dont mon souvenir, c’était des révisions, du stress et des résultats de bac affichés sur une porte de lycée, point-barre. À peine le temps de dire adieu aux copains, à tout un pan de vie.

Rien de tout ça ici: la fin des études secondaires est jalonnée d’étapes successives. Ce spectacle, et le droit de parader chaque vendredi depuis janvier en tee-shirts « Finissants » plutôt que le strict polo de l’uniforme qui leur sort par les oreilles après 5 ans ne sont que les premiers symboles de cette fin prochaine. Je vous en reparle bientôt.

 

De la neige en veux-tu en voilà!

Jamais la météo n’aura été autant au cœur de nos conversation ces jours-ci, après une tempête qui a marqué de façon tonitruante la fin de l’hiver (car le printemps est à nos portes, on y croit, on y croit!).

Une photo valant un long discours, en voici une qui illustre bien la quantité de neige qui nous est tombée dessus en quelques heures (inutile de chercher à la déneiger, les routes étaient fermées!)

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Et pour ceux qui ne s’en lassent pas, en voici d’autres sur Radio Canada ou sur le site du Journal de Québec!

Ça n’a pas fait semblant. Je vais devoir attendre encore un peu avant de sortir mon vélo et le barbecue … mais les skis et raquettes, par contre, ils vont pouvoir encore servir cette année!