Bol d’air à Plymouth – Massachusetts

Ah! Pâques et ses quatre jours de vacances, un plaisir rare qui mérite qu’on profite pleinement du printemps … déjà bien installé sur la côte du Massachusetts, plus au sud.

On a donc profité du long week-end pascal pour recharger nos batteries à rejoignant d’abord Plymouth, la ville berceau du peuple américain.

Pour faire court mais cultivé, le Mayflower y débarqua en 1620 ses (presque) premiers colons, dont les fameux pères pèlerins, des hommes très pieux fuyant l’Angleterre devenue anglicane pour pratiquer leur religion. Confronté à la faim, au froid, aux maladies, ils s’en sortirent grâce au Amérindiens venus leur prêter main forte, qu’ils remercièrent l’année suivante lors de la première récolte en partageant avec eux un repas composé notamment de dindes sauvages (le fameux Thanksgiving était né); avant se retourner contre eux quelques années plus tard…

Bref, Plymouth est un lieu archi super important dans les livres scolaires américains et plus globalement  la culture américaine, et reçoit chaque année de nombreux visiteurs. À cette période de l’année, elle est encore une petite ville tranquille de 50 000 habitants, qui se refait une beauté avant la saison.

Si on résume, on n’a pas vu le fameux Plymouth Rock gravé de la date 1620 où le premier colon posa le pied à la sortie de navire – inapprochable, à cause d’un chantier routier. On n’a pas vu non plus la réplique du Mayflower, habituellement amarrée au port – en rénovation pour être impeccable pour les fêtes du 400ème anniversaire à venir. Et on a boudé la plantation avec ses interprètes en costumes.

Par contre, on a bien profité du bord de mer, des petites rues, du port, de ses petits restaus et même de ses marais salants (et on vu des baleines, mais ça, va falloir nous croire parce sur les photos, elles auraient été vraiment trop petites).

Y a pas à dire, un bord de mer, ça revigore.

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Au printemps, on se sucre le bec

En bon Québécois, que fait-on chaque printemps avant de se mettre à penser à faire un petit régime pour rentrer dans son maillot de bain? On se bourre la panse dans une cabane à sucre, pardi!

Cette année, notre sortie ‘cabane à sucre avec les collègues’ avait lieu dans une grosse cabane commerciale, au Lac Beauport. 320 places, beaucoup d’installations, un énorme parking, des tours de poneys pour les enfants, une mini ferme, un musée, le truc rodé quoi.

Mais un service impeccable, et des plats très bons pour qui ne craint pas le sucre et le gras dans une ambiance ‘ridogon’ (chants traditionnels) – le principe même d’une telle sortie.

Le menu fut typique (tout est à volonté):

Une soupe aux pois

Suivie de saucisses cuites dans le sirop d’érable, d’œufs nappés de sirop d’érable, de haricots (des « bin » – ne pas dire beans à l’anglaise, malheureux) au sirop d’érable.

Et aussi une tourte à la viande, des patates sautées … et du jambon nappé de sirop d’érable! Bref, du lourd.

Et pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux, les oreilles de crisse s’imposent ; du gras frit, qui dit mieux en termes de calories?

Bon, comme on n’avait pas mangé assez de sucre, on a fini par des crêpes nappées de sirop d’érable, et une tarte au sucre d’érable.

Et comme on était dans une érablière où le sirop coule goutte à goutte de 10.000 érables, on s’est avalé quelques tires d’érable au soleil.

Bref, on a mangé comme des gorets. Reste plus qu’à se mettre au régime jusqu’à l’été.

Show au collège!

Chaque année à même époque, des jeunes plein de talents présentent leur show de variété dans l’amphithéâtre du collège : danse, chant, batterie, piano, ukulélé? Tu as un talent et pas peur de monter sur scène? Just go!

Les collégiens prennent en charge aussi les décors, l’animation, la vente des billets, tout, quoi – avec l’appui bienveillant du collège.

Une initiative vraiment sympa pour les uns (belle soirée à pas chère – 8$), valorisante et enrichissante pour les autres. Copiez-ça, collèges et lycées de France et d’ailleurs!

La chaude ambiance est notamment assurée par toute une bande de « finissants » parés de toges noires: en plus d’encourager les plus jeunes et amis artistes, ils clôturent le spectacle avec une joyeuse chorale où ils chantent des extraits des chansons qui ont marqué leur années de secondaire, ou encore évoquant leur départ prochain vers d’autres aventures scolaires et personnelles.

La fin du secondaire, dont mon souvenir, c’était des révisions, du stress et des résultats de bac affichés sur une porte de lycée, point-barre. À peine le temps de dire adieu aux copains, à tout un pan de vie.

Rien de tout ça ici: la fin des études secondaires est jalonnée d’étapes successives. Ce spectacle, et le droit de parader chaque vendredi depuis janvier en tee-shirts « Finissants » plutôt que le strict polo de l’uniforme qui leur sort par les oreilles après 5 ans ne sont que les premiers symboles de cette fin prochaine. Je vous en reparle bientôt.

 

De la neige en veux-tu en voilà!

Jamais la météo n’aura été autant au cœur de nos conversation ces jours-ci, après une tempête qui a marqué de façon tonitruante la fin de l’hiver (car le printemps est à nos portes, on y croit, on y croit!).

Une photo valant un long discours, en voici une qui illustre bien la quantité de neige qui nous est tombée dessus en quelques heures (inutile de chercher à la déneiger, les routes étaient fermées!)

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Et pour ceux qui ne s’en lassent pas, en voici d’autres sur Radio Canada ou sur le site du Journal de Québec!

Ça n’a pas fait semblant. Je vais devoir attendre encore un peu avant de sortir mon vélo et le barbecue … mais les skis et raquettes, par contre, ils vont pouvoir encore servir cette année!

 

 

L’anneau de glace de Shannon

Si Lévis où nous habitons offre de beaux petits sentiers de glace, rien à voir avec les sentiers sinueux de Shannon, à 25 km au nord de Québec.

On y passe facilement deux heures sans s’en apercevoir. Les boucles se croisent, offrant de multiples choix d’itinéraires. Il y a des petites « places » pour faire des figures et simplement profiter des bancs ou du poêle à bois. À la nuit tombée, des guirlandes lumineuses éclairent les pistes de glace, ajoutant une touche particulière à la magie de lieux (on est parti avant, cette fois, des chutes de neige importantes étant annoncées).

L’hiver québécois est peut-être un peu long, mais il offre vraiment des occasions uniques de prendre l’air – en famille ou entre amis, en harmonie avec la nature.

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Bon début d’année!

Il es 11h00; la station de ski du Massif du Sud ouvre ses portes tranquillement en ce 1er janvier 2017. Pas de vent, -6 degrés (un temps doux, quoi!), les clients sont encore rares. C’est dit, nous commencerons l’année sportivement!

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Pendant que ma tribu préférée s’apprête à dévaler les pistes de ski, je m’embarque sur la piste de raquette #11; 4.1 km de montée quasi continue jusqu’au sommet.

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Personne ne l’a emprunté depuis les récentes chutes de neige (et personne ne foulera le sentier ce jour-là à part moi): j’ai donc le beurre et l’argent du beurre, à savoir une piste tracée, de la poudreuse pour maximiser le plaisir, mais sans que le pied s’enfonce jusqu’à mi-cuisse pour transformer l’exercice en séance pénible.

Marcher ainsi seule dans les sous-bois enneigé, j’adore!  Ah, cette sensation d’être au cœur de l’immensité, connectée à la nature, aux arbres qui grincent, aux petits animaux dont on voit les empreintes un peu partout. Connectée à son propre corps, les mollets qui se tendent, le cœur qui bat fort, la tête qui se vide. Ça vaut tout les séances de yoga!

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Les 500 à 800 derniers mètres se révèlent plus ardus, car le sentier a disparu sous des lames de neige épaisse. Le pied s’enfonce maintenant jusqu’à mi-cuisse, les raquettes s’alourdissent de neige, et l’inclinaison nécessite de planter le pied solidement pour ne pas glisser.

Au sommet, finie la magie. le paysage devient lugubre. Le vent souffle, les arbres sont givrés, dans les nuages, tout comme le point de vue. Un petit coup d’œil rapide, et hop, on enquille la descente!

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Quelque soit la façon dont vous avez choisi de commencer cette nouvelle année, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017!

 

Nuit au Château Frontenac

22 décembre, party de Noel de l’entreprise (prononcez « parté », et évitez de penser le mot au féminin, comme moi, sous peine de provoquer des moqueries de votre entourage plus « québécisé » que vous ne l’êtes).

dsc_3526Tous les employés désireux de passer du bon temps avec les collègues et leurs conjoints en ce premier jour des vacances se retrouvent cette année au mythique hôtel Frontenac dont la silhouette est indissociable du vieux Québec.

Le simple fait de passer cette soirée dans la salle de bal du château Frontenac nous rend tous un peu euphoriques (une chance, car le vin est non compris, la bouteille la moins chère est à 55$, la plupart dépassent les 120$ – ça calme). Le buffet est excellent, et les serveurs tout autant, la fête est parfaite.

Le lendemain, pas question de rentrer direct au bercail, on joue au touriste. Chaque fenêtre, chaque lucarne rappelle la localisation unique de cet hôtel construit sur le Cap Diamant à compter du 1892 dans l’esprit des châteaux français.  Ce serait l’hôtel le plus photographié au monde…

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On ne boude pas notre plaisir, les prestations sont impeccables, quoique classiques pour ce type d’hôtels (mais soyons honnêtes – adeptes du camping à la dure, on ne passe pas si souvent la nuit dans un hôtel 4 étoiles).

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Un hôtel nord américain de ce standing, même construit au XIXème siècle, se doit d’offrir une piscine avec jacuzzi et SPA à ses clients. En matière de confort hôtelier, les Canadiens trouvent souvent le standing de nos hôtels français -et européens plus largement, en deçà de leurs attentes. Et trouvent carrément catastrophiques les hôtels parisiens habituels.

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La piscine intérieure est ultra chaude, le jacuzzi plus encore. Un vrai plaisir, d’autant que les clients sont peu nombreux à en profiter (sachant qu’il y a plus de 660 chambres).

Et quand tu sors de la piscine, tu n’as pas forcément amené avec toi ton gel coiffant, alors en plus du shampoing et gel douche habituel, Fairmont-Frontenac pense à toi.

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Le matin, le buffet du petit déj’ offre une sélection de mets clairement élargie par rapport à ce qu’on trouve habituellement (ça nous aura coûté 130$ à trois, pourboire compris; à ce prix-là, une chance que l’offre soit à la hauteur!).  La salle borde la terrasse Dufferin, vue directe sur les promeneurs.

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J’en peux plus!

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Source: L’encyclopédie du buzz

Chaque année, c’est la même chose – en pire. Les chants de Noël envahissent les magasins, les radios, les bus, les rues. Impossible d’y échapper!

Dès le 1er décembre, quand les costumes d’Halloween font la place aux boules et guirlandes, les rayons des magasins résonnent des chants traditionnels de Noël.

Les radios, mêmes les plus branchées, mêmes celles qui ciblent les 15-25 ans, entrecoupent leurs programmations habituelles de chants à clochettes. Elles ont l’embarras du choix, puisque tout artiste nord-américain taquinant le micro se doit de concocter son album des chants de Noël, réinventant parfois avec adresse les chants traditionnels. Et pour faire bonne mesure, les animateurs de télé ou radio ne rechignent pas à publier leur liste préférée de chansons festives.

Même le froid n’y change rien. Il n’est pas rare en effet, quelques week ends avant Noël, de voir des groupes de 5-6 personnes affublées de tuques de Noël s’installer dans un coin passant de la capitale, et entonner acapella leurs plus belles mélodies de la féérie de Noël .

Si tout cela a un côté fort sympathique, c’est comme l’alcool: sans modération, le mal de tête et l’envie de vomir s’installent rapidement.

Bah, dès le 2 janvier, tout va changer. Ce sont les chansons langoureuses qui envahiront le paysage sonore (ben oui, la St-Valentin s’en vient!).

En uniforme!

Dans les écoles secondaires privées du Québec , on ne plaisante pas avec le code vestimentaire (dans le public, les obligations sont plus limitées, souvent un polo aux couleurs de l’établissement).

Bien qu’on parle souvent de l’uniforme, il s’agit en fait d’une collection de vêtements qui sont les seuls admis dans l’enceinte du collège. Au niveau des chaussures, couleur noire imposée.

Les points négatifs:

  • Dommage pour ces jeunes personnalités qui veulent exprimer leur différence par leurs vêtements, il va falloir trouver autres choses.
  • Le choix est assez limité.
  • Neufs, les vêtements ne sont pas donnés; de bonne qualité certes, mais pas donnés… (une jupe = 89$, ).

Les points positifs:

  • C’est évident, cela contribue fortement au sentiment d’appartenance.
  • Pas de jaloux, tout le monde a la même allure.
  • Dès l’instant où vous achetez tout ou partie des vêtements d’occasion, cela revient moins cher qu’une garde-robe complète.