Magique Kamouraska

KAMOURSAu XIXème siècle, l’un de hauts lieux de villégiature au Canada se trouvait dans la région du Bas-Saint-Laurent, à Kamouraska. La beauté des paysages et son air marin, réputé sain pour la santé, y attiraient les riches de l’époque.

Deux siècles auparavant, les petits villages qui bordent le fleuve à cet endroit concentraient une grande partie des habitants de la rive sud, conquis par des terres agricoles généreuses, et une pêche abondante.

En 2016, la vocation agricole demeure intense, la pêche a presque totalement périclité, les villages peinent à retenir leurs jeunes … mais la beauté des paysages reste entière, et c’est un vrai bonheur de jouer les touristes dans ce coin encore trop méconnu du Québec!

Retrouver l’DSC_4352odeur du varech est en soi un vrai plaisir pour les sens. Le bruit des vagues, les algues, les marettes, les rochers, ah ce que c’est bon! Et à moins de 2 heures de Lévis!

Pas de bateaux de pêche, ici, mais de drôles d’installation dans l’eau, destinées à recevoir dans quelques semaines des filets, et à piéger les anguilles.

La pêche est concentrée très largement sur l’anguille, ici, ou ce qu’il en reste. La faute aux barrages hydro-électriques entre le lac Ontario et Montréal, bâtis à l’époque sans passes à poissons : quand elles remontent le fleuve, elles se font charcuter par les turbines. La faute aussi à la pêche aux civelles, ces bébés anguilles qui plaisent tant aux Asiatiques et Européens en fricassée.

DSC_4354 Pour tout savoir sur le métier du pêcheur d’anguilles, et rencontrer au passage une sacrée bonne femme, adorable et inoubliable, rien ne vaut la visite du site d’interprétation de l’anguille.

Rien de grandiose sur place, mais incontournable : une grand-mère pleine d’énergie, madame Gertrude Madore, première femme à avoir été reconnue comme pêcheuse professionnelle au Québec après d’âpres luttes pour faire reconnaître ses droits, vous explique avec des anecdotes à revendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir – ou pas – sur le sujet. Et sur la condition féminine il y a 50 ans au Québec.

Même si l’anguille (qui peut vivre tout de même 20 ans et fait preuve d’une envie de vivre hors du commun) vous laisse de marbre, vous craquerez forcément pour  cette femme atypique. Plus passionnée et intense, c’est dur à trouver.

DSC_4365Si la plupart des villages qui bordent le fleuve entre Saint-Jean-Port-Joli et Notre-Dame du Portage (on n’est pas allés plus loin pour cette fois) sont romantiques et paisibles à souhait, le village de Kamouraska est, lui, de toute beauté, et ne vole pas son titre de « l’un des plus beaux villages du Québec »!

DSC_4361Il y flottait cet après-midi non seulement l’odeur des roses sauvages qui bordent le littoral – mettez-y le nez, humez : sauvages ou pas, elles ont une merveilleuse odeur de roses, ces roses!

Mais il flottait aussi dans l’air une sérénité, une douceur qu’on rencontre plus sur les îles d’habitude. Les îles tout proches, les cormorans et autres oiseaux marins, la possibilité d’apercevoir des phoques, parfois, les maisons ancestrales bien restaurées qui constituent encore l’essentiel du patrimoine, ont donné à cette journée fériée un vrai goût de vacances et d’évasion.

KAMOURSDe retour à Lévis, la dégustation de poissons fumés ramenés des Pêcheries Ouellet ont prolongé un peu plus la magie : saumon, esturgeon noir et bien sûr… anguilles fumés, à se damner!

 

 

 

 

 

 

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