En route vers Tabousintac et Kouchibouguac – Nouveau-Brunswick

Toujours par un temps radieux, cap à l’ouest, en prenant tout notre temps.

En passant par la petite ville de Tracadie-Sheila, on passe faire un petit coucou à un client: on est reçu chaleureusement, chacun sort de son bureau pour nous faire la bise, on nous fait visiter l’usine. Bref, la légendaire convivialité acadienne est à l’œuvre.

Sur les coups de midi, on arrive sur l‘île aux foins, dans le petit estuaire de Tabunsintac.  Sur les plages et vasières, une promenade en bois permet d’observer de multiples oiseaux, et notamment toute une ribambelle de bécasseaux semi-palmés. Les sternes, les hérons, les canards, et d’autres encore s’engraissent à qui mieux mieux avant le retour de l’hiver – et pour beaucoup un long voyage.

Amateurs d’ornithologie, préparez-vous à dégainer vos jumelles, ça ne fait pas semblant! Certains plus calés que nous en oiseaux de rivage nous font partager leurs découvertes; on se met alors à tendre l’oreille pour finalement repérer ce qui les avait mis en émoi peu de temps avant – un petit oiseau assez rare qui émet un cri « ressemblant à une goutte d’eau qui glisse sur une plaque d’acier », et le pire … c’est que c’est vrai (par contre, il faut qu’on reparte sur place, j’ai oublié le nom!).

On finit par rejoindre le parc de Kouchibouguac : le camping est plein, la faute à la gratuité des parcs du Canada pour cause de 150ème anniversaire (on apprend alors que la gratuité a provoqué une ruée sur les parcs fédéraux cette année, ils sont complets depuis des lustres!).

Dans le petit camping privé où on plante finalement la tente, à proximité, les gamins qui jouent dans les allées parlent le chiac, un joyeux mélange de mots français et anglais typique des Maritimes. Alors que la pluie s’installe, on s’amuse à tenter de les comprendre – pas facile!

Le lendemain, la bruine persistante et les moustiques voraces limitent notre envie de parcourir le parc dans tous les sens. On retrouve cependant nos amis les oiseaux à proximité de la plage Kellys. Un phoque pointe même le bout de son nez quelques instant, avant de replonger définitivement.

La plage habituellement propice à la baignade (les eaux seraient les plus chaudes du Canada) est déserte. Ce n’est pas cet été qu’on sortira notre maillot de bain!

 

 

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